• Faut-il plus de règles à l'école?

    Je partage avec vous mon butinage de ce matin, du côté de la formation de notre hiérarchie (à l'ESEN, école supérieure de l'Education Nationale)... pour voir un peu comment sont étudiées certaines valeurs...

    Tout d'abord, voici un extrait d'article de M. OBIN.

    D'où une seconde problématique autour des relations de l'éthique et du droit : dans les classes, les écoles et les établissements, et de façon plus générale dans l'éducation nationale, avons-nous besoin de plus de règles, d'obligations, de déontologie, au risque d'uniformité, de contraintes supplémentaires, voire d'autoritarisme ?

    La règle contraint certes, mais elle rend égaux et elle sécurise.

    Comment comprendre autrement l'actuelle demande de déontologie ?

    Ou bien souhaitons-nous davantage de liberté, d'autonomie, de possibilités de choix, au risque peut-être que le libre jeu de la diversité des intérêts et des conceptions fasse au bout du compte le lit des groupes socialement les mieux armés ?

    Car cette dialectique de l'autorité et de la liberté n'est pas propre à nos professions: elle traverse aujourd'hui l'ensemble du corps social, sous la forme d'un curieux cocktail associant la poursuite du mouvement d'approfondissement des libertés individuelles dans la vie privée, à une demande nouvelle d'ordre et d'autorité dans la vie publique portée notamment par les jeunes.

    Le problème est que l'école est considérée par les professeurs, comme par les parents bien que sur des registres différents, à la fois comme une question privée (liberté de choix pédagogique, ou de libre choix de l'école pour ses enfants), et comme un espace public (devant assurer l'égalité et la protection de tous).

    Dès lors on peut se demander quelle conception de l'école risque de l’emporter dans un contexte d'un renforcement de la démocratie de proximité: dilution de l'esprit civique dans le libéralisme professionnel ou le consumérisme familial ou bien, à l'inverse, revitalisation d'une démocratie fatiguée du centralisme et du parlementarisme, par la responsabilisation des acteurs et la prise en charge locale directe, par des "citoyens directeurs", des "citoyens professeurs" et des "citoyens parents d'élèves", de la question du bien public ?

    Jean-Pierre OBIN
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  • Commentaires

    1
    Dimanche 2 Juin 2013 à 13:55

    Vaste débat... et qui entraine ensuite des choix pédagogiques  d'une part, ne serait-ce que sur la question de l'autonomie de l'enfant dans la classe, et des choix personnels sur la posture d'enseignant notamment.

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    2
    Pavi Profil de Pavi
    Lundi 24 Juin 2013 à 18:29
    Une passionnante question, ravie de lire ton butinage!
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